vendredi 28 novembre 2008

JJB – Je paie mon du

J’ai trouve cette expression dans un article d’un prof de JJB et je la trouve plutôt adaptée. 1 mois après, je suis toujours aussi malmené, je ne vois aucune solution, je ne vais pas assez vite et je manque clairement de bagage technique. J’ai discute un peu hier avec un des nouveaux ceintures bleues du cours, qui me confirmait que c’était normal, et qu’en gros j’allais en chier pendant un an avant de pouvoir a mon tour jouer avec les ceintures blanches. Bref, c’est dur, mais c’est pour tout le monde pareil, et je suis venu pour apprendre. Si j’y arrivais déjà, ça en serait presque triste.

Autre difficulté, hier on a pratique un peu d’amenées au sol en randori, et j’ai trouve ça plus dur qu’en judo, peut être parce qu’elle est recherchée différemment : peu importe le ippon, les deux combattants sont beaucoup plus bas dans leurs positions et cherche surtout a attraper les jambes de l’adversaire pour avoir une position dominante au sol. C’est assez inhabituel pour moi, et j’avoue que lorsqu’ils m’attrapent j’ai surtout envie de leur envoyer un coup de genou ou de les percuter a coups de tibias. Attaquer un spécialiste dans son domaine est toujours plus complique parce que ce qui est une bonne attitude chez soi peut être interdit dans les nouvelles conditions, de même qu’un boxeur thaï qui combattrait en anglaise aurait probablement des difficultés d’adaptation, dus a la nécessité de bloquer ses réflexes.

Au sol en revanche je n’ai pas d’excuse. On peut toujours dire qu’il est possible de frapper, saisir les doigts ou autres joyeusetés, dans la réalité c’est pas aussi facile : générer de la force en frappant depuis le sol n’est pas si facile, et finalement un doigt ou un œil non plus face a quelqu’un qui maitrise. Ca remet pas mal les choses en perspective. Cela dit je ne crois pas que ces techniques soient inutiles face a un pratiquant de JJB, elles me paraissent juste insuffisantes pour compenser la différence de niveau. Il faudra essayer quand j’aurai réussi à acquérir une ou deux choses.

L'article en question Harris International - Analyse sur le Jiu Jitsu Brésilien

mardi 25 novembre 2008

NTJ - Issy les Moulineaux - 20 nov 2005


Nous sommes donc une semaine après le stage de St Jean de Monts, cette fois en région parisienne, a 15 min de la ou j’habite. De mémoire, je n’ai pas eu de declic sur ce stage donc en fait ce que je vais raconter aura encore moins d’interet que d’habitude (ca promet…). En fait si je reviens dessus c’est parce qu’en voyant la photo des enseignants et grades présents, je reconnais certaines personnes que je ne connaissais absolument pas a l’époque et qui sont pourtant juste a cote de moi sur cette photo. Je pense par exemple a Jack. C’est aussi la première fois que j’ai travaille sous la direction de Jean Jugeau.

D’un point de vue technique, le cours marron/noire a été divisé en trois parties d’une heure :
- Thierry Durand : défenses par atemis, avec un mot d’ordre : « je me fais vieux, je me préserve »

- Jean Jugeau : défenses contre immobilisation au sol type judo. Très intéressant, mais manifestement j’ai besoin d’un recyclage

- Philippe Galais et Philippe Violin : travail sur Yuki Chigae pour le premier (pour que ca soit lisible pour tout le monde, aussi appelée, Sankyo en Aikido, Kote Hineri dans les écoles modernes de Ju Jutsu, la clé avant Nae Wae Ki Bub dans la 4eme forme en Hankido. Si ca suffit pas demandez a google) et projection (j’ai un doute entre Eri Seoi et Morote Seoi) pour le deuxième.

Bref intéressant, mais au final pas grand-chose à raconter, d’autant que je suis pas sur d’avoir tous les détails en tête. J’ai juste quelques souvenirs de détails : un ou deux enchainements de Thierry, un contre de Jean particulièrement sympa sur Juji Gatame tant que Uke est encore debout, une precision d’angle sur Yuki Chigae par Philippe Galais.

Enfin voila, c’est surtout un bon souvenir d’avoir recroise quelques personnes de St Ger et de redécouvrir cette photo quelques années plus tard.

vendredi 21 novembre 2008

1ere rencontre avec Me Hernaez (NTJ) – St Jean de Monts – 12 novembre 2005


Groupe complet


Avec Jacques, Sergio, Max Lormeteau, Roland & Georges Hernaez


Avec Max

Ce stage est pour moi un moment clé pour plusieurs raisons. Nous sommes en 2005, je pratique le Nihon Tai Jitsu depuis 7 ans (dont 2 ans sans club) et je ne connais son fondateur Roland Hernaez que par ses écrits et (à l’époque) une vieille vidéo VHS. J’en ai bien sur beaucoup entendu parler, mais l’occasion ne s’était jamais vraiment présentée, ou du moins je n’avais jamais réellement chercher à la créer.

A l’époque en stage a Paris, j’ai appris que Me Hernaez passait faire un stage et une conférence à St Jean de Monts, a une heure environ de Nantes. Nantes est une ville que je connais bien, je peux donc y être hébergé (pour rappel ce stage a lieu une semaine après mon premier cours d’Hapkido et ma rencontre avec Jacques, voir début du blog). Le 11 novembre est férié, je prends la voiture et je pars. Ce sera mon premier voyage en solitaire pour un stage.

En arrivant le samedi matin, je pensais ne connaitre personne, j’avais jusque la uniquement fait quelques stages régionaux et je ne connaissais pas les pratiquants des autres clubs. Mais assez vite, première surprise : Jacques, rencontre la semaine précédente est la, il n’ira finalement pas passer son DAF et préférera la pratique a la théorie. Il est accompagne de Sergio, également bon Karateka, et pratiquant le Hapkido depuis le début de l’année. Je passerai donc une bonne partie de la journée avec eux. Autre surprise de la matinée, l’arrivée de Max Lormeteau, venu assister R. Hernaez et qui se trouve être l’un de mes professeurs. Je ne suis définitivement plus en territoire inconnu.

Je suis également surpris de voir d'une part autant de monde, mais surtout venant d'aussi loin! On compte pas mal de toulousains et d'espagnol dans l'assemblée et je commence a me dire que j'aurais pu commencer a me bouger plus tôt.

Le travail de la journée a été comme souvent lors de ces stages un travail de base. Je me suis rendu compte en travaillant avec Younes de Toulouse que finalement mes bases n’étaient pas si bonnes que ca. A priori je suppose que ca s’est un peu amélioré, je ne l’ai plus entendu me faire les remarques qu’il avait pu me faire a l’époque. Dans le lot, on retrouvait des esquives trop larges et donc trop longues, un manque de tonicité sur certaines entrées, pas assez de mise en déséquilibre. Bref, beaucoup de points clés à revoir…

Au déjeuner, une conférence sur le Zen tenue par Maitre Hernaez nous a éclairé sur pas mal de points. D’autres sujets, classiques, mais souvent mal compris sont évoqués : les kamikazes et le zen étant les deux thèmes qui m’ont le plus marque.

Cette journée a été intéressante à plus d’un titre. Déjà parce que c’est mon premier stage relativement éloigné, et pour lequel j’ai eu à me bouger pour apprendre quelque chose. Ca parait ridicule, ca ne l’est finalement pas tant que ca. J’ai eu une vraie remise en question de mon niveau, qui m’a force a travailler pour arranger ce qui n’allait pas. Au final c’est probablement à cause de ce stage que j’ai écumé les quatre coins du pays après.
Ca m’a aussi permis de réellement rencontrer Jacques et Sergio avant de revenir a Nantes en janvier, j’aurais l’occasion de beaucoup m’entrainer avec eux par la suite, a l’Hapkido ou a l’extérieur et pratiquer avec eux m’a sans aucun doute énormément apporte a tous les niveaux. Enfin, et même si ca n’a rien à voir, c’est en passant a Nantes ce vendredi que je rencontrerai celle que je finirai par épouser quelques années plus tard.

Arnis – Remise des diplômes - Novembre 2008

Et oui comme partout, nous avons une ligne directrice indiquant notre progression. Je suis donc passe niveau II : Intermédiaire. Intermédiaire entre quoi et quoi c’est une bonne question. D’après la progression du système, entre Débutant (bon ok je suis plus complètement débutant) et Avance (alors la par contre faut voir ce qu’on appelle avance parce que j’ai pas trop l’impression d’être a mi chemin). Ensuite on a les niveaux d’assistants et différents types d’enseignants. Le tout sur 10 niveaux.

Bref je suis donc toujours aussi mauvais qu’avant mais maintenant j’ai un joli papier et un DVD qui va avec.

Les différents niveaux de certification sont les suivants :

Level I = Beginners
Level II = Intermediate
Level III = Advance
Level IV = Asst. Instructor
Level V = Instructors (for Impact Training)
Level VI = Instructor (for Blade Training)
Level VII = Senior Instructor (for Blade & Impact Training)
Level VII = Head Instructor (for ManoMano/Dumog Training)
Level IX = “Ka” Chief Instructor (Seminars and Progression Training)
Level X = “Mang” (Techniques Development Training)

Ce qui est marrant c’est qu’au final il y a peu de niveaux « élèves » par rapport aux niveaux « instructeurs » même si au final ceux-ci restent toujours des élèves et ne font que donner un coup de main.

mercredi 19 novembre 2008

Madrid - Avril 2007


Avec Pedro Dabauza, qui pour une fois apparait sur Internet avec un simple élève (voir www.dabauza.com)


Terry Wingrove en action. Dommage qu'il n'y ait pas le son, on l'entendrait presque dire "Thank you" quand la main de sa victime s'ouvre

Ju Jutsu - Madrid - Avril 2007


Madrid – Avril 2007

Un stage de Ju Jutsu a été organise a Madrid par Antonio Enjuto, une semaine après les 30 ans du NTJ en Espagne. J’ai donc croise toute la délégation française, et retrouve des espagnols toujours plus motives. Le stage avait lieu sur un week end, 4h le samedi après midi, 3h le dimanche matin sous la direction de l’espagnol Antonio Enjuto (NTJ et JJ), le français Louis Mercier (TJ et JJ notamment) que j’accompagnais, et l’anglais Terry Wingrove (spécialisé dans tout ce qui est point de pression). Je ne saurais pas dire combien nous étions, il faudrait compter sur la photo… en tout cas nous étions précisément 3 français, pour une dizaine d’anglais et le reste d’espagnols. Pas mal de personnes connues dans les pratiquants, comme Pedro Dabauza (Judo et Ju Jitsu), et des têtes connues du NTJ, comme Arturo que j’aurai plaisir a rencontrer plusieurs fois a Temple sur Lot.

Pour moi le week end a commence très tôt samedi matin au départ de Nantes, après avoir longtemps hésité à chopper le train de nuit Paris Madrid a Poitiers, c’est en effet le vol direct de Nantes qui a obtenu mes faveurs. Un week end couteux donc, qui m’a pousse a manger des pates quelques temps avant et apres, mais qui valait certainement le coup quand j’y repense.

Je passe l’aspect logistique qui n’a pas grand intérêt et nous voila a 13h au dojo. Les tapis sont mis en place, on commence. Les cours seront divises entre les 3 intervenants au cours du week end. Antonio nous fera un cours de défense avec bâton, Louis un cours de défense d’une tierce personne agressée, et Terry un cours sur les points de pression. Pour ma part j’ai eu l’occasion de donner un cours aux moins grades (oui parce que donner un cours a des 4eme dan la comme ca, ben sans moi) avec l’autre français présent, cours certainement moins intéressant que les autres et dont du coup on ne parlera pas.

Difficile de décrire précisément ce qui a été travaille 1 an et demi après, mais j’en retiendrai surtout le travail de Terry Wingrove. En effet ayant déjà pas mal travaille avec Antonio et Louis avant, je n’y ai pas vu grand-chose de nouveau.


Terry a passe 21 ans au Japon et a appris les Kyusho la bas. Chose amusante, en voyant ses vidéos sur Youtube la première fois j’ai cru à une blague comme on en voit souvent, ce qui me donnait encore plus envie de le voir en vrai. Ses cours seront finalement moins des cours que des démonstrations durant lesquelles chacun aura le droit de morfler à un moment ou a un autre (ca fait plaisir) avec quelques minutes pour tester les techniques. Clairement son but n’était pas de nous apprendre les Kyusho en 10 leçons mais de montrer leur intérêt, debout comme au sol et leur facilite d’utilisation. Il n’y a pas eu de démonstration de KO, quelques pertes de connaissance rapides tout au plus. Le reste étant surtout des pressions très douloureuses voire paralysantes. Il nous a également démontré sur un jeune judoka de 20 ans (d’un gabarit plus que correct) comment utiliser les Kyusho au sol pour immobiliser ou se dégager en toute discrétion.

Bref un cours vraiment impressionnant, et même si j’avais déjà subi un KO par Kyusho plusieurs mois avant, j’avoue avoir été bluffe par le contrôle de cet homme : voir quelqu’un contrôler quelqu’un avec un point c’est une chose, voir quelqu’un démontrer plusieurs dizaines de points a pleine vitesse c’est autrement plus impressionnant. Bref je suis conquis, et j’essaierai par la suite de travailler plus dans cet axe (j’en profite pour m’excuser auprès de tous les gens qui m’ont subi depuis).

vendredi 14 novembre 2008

Fighting Klass - Fabrice Fourment - 19 Fevrier 2007


La Fighting Klass est un concept crée par Fabrice Fourment, 2eme Dan de Karaté Kyokushin Kai et plusieurs fois champion international. Le principe est un stage gratuit de 3h ouvert a tous quel que soit le niveau et le grade (et c’est déjà pas mal), avec comme thème le Kyoku (même si depuis il y en a eu sur d’autres thèmes).

Le cours se divise en trois parties d’une heure :
- Condition physique
- Technique
- Combat

Petit rappel pour ceux qui connaissent pas, le Kyoku c’est pas un style de fillettes : quand on parle de condition physique ca rigole pas, et les règles de combat sont « viriles ». Pour résumer, pas de frappes des membres supérieures au visage (car il n’y a pas de gants), mais les frappes des membres inferieures y sont autorisées ; pas de coups d’arrêt au genou ; pas de frappe dans la colonne (plus dur a faire déjà). Pour le reste, pas de problème on peut y aller, et bien, le style recherchant le KO. Finalement c’est viril mais dans un cadre qui permet de protéger l’intégrité physique.

Je voulais venir à ce stage pour plusieurs raisons :
- j’aime beaucoup la forme du Kyoku, ca dégage beaucoup de puissance et de stabilité et je voulais voir ca de plus près
- j’apprécie le concept de stage ouvert a tous et gratuit, et je pense que si Fabrice se donne autant de mal, il est normal de venir si on en a la possibilité
- j’avais besoin de me faire remettre les pieds sur terre et de sortir du « Pan ! T’es mort ! » qu’on voit trop souvent a l’entrainement. Tester sa frappe sur quelqu’un et se faire vraiment percuter, une fois de temps en temps ca remet les pendules a l’heure.

Je ne saurai pas dire combien on était, peut être une centaine. Quelques ceintures noires de Kyoku qu’on repérait de loin, pas mal de ceintures blanches avec des keiko gis abimes… En ce qui me concerne, évidemment ceinture blanche, quand on vient pour prendre des coups, on fait profil bas.


Partie Physique

Peu de souvenirs de ce cote la, a part que j’ai perdu 2 litres d’eau. En gros on enchaine course, squats, frappes dans le vide, pompes sur les poings, abdos, etc. a un rythme effréné. On pourrait se dire qu’en une heure on va y aller plus doucement parce que c’est long, et bien non ! On y va même plus dur parce qu’ici pour combattre il faut être puissant et surtout être capable de se dépasser.
Moralite il reste 2h je suis mort, et je commence a etre inquiet sur ma capacite a tenir tout le long. Point positif : je vois personne faire le guignol, ca a l’air dur pour tout le monde.

Partie Technique

Alors la c’est le piège. C’est le moment ou on croit qu’on a une heure un peu plus peinard, alors qu’en fait c’est le moment ou on commence a se taper dessus.

J’ai de la chance j’ai un partenaire grade en Kyoku (comprendre : je vais avoir mal). Debut du travail par deux, l’un en face de l’autre on enchaine doubles coups de poings dans les abdos de l’autre. Ca pique un peu mais ca va.

Au bout d’une minute Fabrice nous arrête : « C’est n’importe quoi, vous frappez comme des fillettes. Votre partenaire vous le respectez donc vous le frappez ! ». J’ai beau être matinal… Bref c’est parti on cogne. Apres on passe aux pieds : Mawashi Geri tibia, intérieur et extérieur des cuisses, puis sur trois hauteurs. Les frappes du tibia se font a l’horizntale voire en descendant, jamais en montant. Mon partenaire a les tibias aiguises et me lacère littéralement la jambe. Heureusement pour le reste du corps y a des paos. Passage ensuite sur enchainements coup de poings avec pao, puis enchainements coups de poings et pieds avec paos. Impossible de dire combien de coups de poings donnes dans ce pao tant a droite qu’a gauche, ce qui est sur c’est que j’ai fini par perdre une partie de la peau de mes mains et que les marques ne sont pas encore tout a fait parties…

Dernier exo enfin, toujours par deux avec les paos, l’un allonge sur le dos genoux fléchis, l’autre au dessus, on frappe pendant 1 minute sans s’arrêter a coups de poings, 50 sec a rythme normal, 10 sec comme si on allait mourir. Il s’agit vraiment de se dépasser physiquement et mentalement, de toute façon si je m’écoutais j’aurais surement pas continué…

Partie Combat

Le principe est simple : 2 min de combat, 10 pompes, on change de partenaire à chaque fois, pas de temps mort. Les règles sont celles décrites en haut. Plusieurs consignes données en plus :
- si votre partenaire vous évite avec une frappe du pied a la tête, vous le remerciez parce que 1/ il vous a montre une faille 2/ il vous l’a pas mise et si vous le remerciez pas la prochaine fois il la mettra
- si on arrête un combat, on va sur le banc et c’est fini

J’ai enchaine pas mal de combats avec des niveaux plus ou moins élevés, quelques personnes de l’équipe nationale de Kyoku m’ont gentiment aplati leur tibia sur le fronc, le célèbre JCM (pratiquant depuis une trentaine d’années) toujours avec sa ceinture blanche m’a doucement fissure une cote en frappant 5 fois du poing au même endroit exactement (je suis sur qu’il l’a fait exprès). J’ai pu me rendre compte que mes frappes n’avaient pas tellement de puissance vu les rictus de certains d’entre eux pendant que je m’acharnais. Au contraire, je me suis souvent fait étendre par leurs frappes.

J’ai du arrêter a un combat de la fin, je ne sais plus exactement pourquoi d’ailleurs.


Bref un super stage, éprouvant, dur, douloureux mais qui a comble mes attentes : je me rends mieux compte maintenant de ce que ca fait de mettre un impact et d’en prendre un. J’apprécie vraiment le style, qui correspond mieux a ce que j’aime dans le Karaté que ce qu’on voit en Shotokan notamment : des positions hautes, des frappes appuyées et avec les tibias, données avec moins de distance (plus adapte a ma pratique donc), une vraie puissance de frappe et un entrainement au renforcement.

Stage D. Valera - Photos de groupe



Prises sur le site du NTJ de St Germain

mercredi 12 novembre 2008

Karate Contact - D. Valera - 13 mai 2007


Comme tout le monde, je connaissais déjà bien Dominique Valera de réputation et je voulais voir ca d’un peu plus près. Grace a Thierry et au club de St Germain, j’ai donc eu l’occasion de me rendre en stage avec lui a Poissy. Le stage s'est divisé en travail traditionnel le matin, et initiation au contact l'après midi

Après un bref échauffement, on a attaqué sur les techniques. Travail d'enchainements à deux, pour se donner des automatismes, soit en attaquant (en mae geri par exemple), soit en défendant contre tsuki ou mae gei. Gros travail sur les « moteurs » et « outils », classiques chez Valera d'après ce que j'ai pu déjà lire ici. Ça paraît simple, malheureusement ça l'est pas toujours autant. D'autant plus que je suis souple comme un tronc d'arbre (et que je me suis réveillé avec la hanche a moitie bloquée, ca fait plaisir)et que je me suis souvent retrouvé avec un problème de distance (ben oui frapper en mawashi geri a la tête, ça demande un peu moins de distance qu'au corps).Puis travail des balayages, avec en passant une petite explication sur la présence de certains mouvements souvent incompris dans les katas de karate (bon y avait peu de karatekas dans la salle mais c'était quand même intéressant).

Tout ça bien entendu très physique j'ai du perdre 1L de flotte dans la matinée. Avec en plus de ça Valera qui nous chambre en disant qu'on tire la gueule, et que c'est un sport de jeunes (dit il en se calant un grand écart...)

Après midi, retour sur le tapis pour une initiation au contact, on enfile les protections, et début de travail pour sentir la distance. A nouveau gros travail sur les moteurs (épaules-hanches), et travail d'enchainements.
Apres environ 1h de ce travail, on passe par groupes de 3 et on travaille avec des élastiques. D'abord un qui tient l'élastique, un a l'intérieur et un devant lui. Celui a l'intérieur essaie de frapper celui qui est devant, pendant que l'autre le retient, on fait 3 allers retours. Plusieurs exercices s'enchainent comme ça pendant l'heure qui reste. Travail d'attaque pour l'un, de défense pour l'autre. Un travail intéressant où celui qui défend ne doit jamais bouger les pieds, l'autre est maintenu avec l'élastique doit foncer jusqu'à lui, frapper, puis l'ordre est donné de retourner en arrière, puis a nouveau foncer vers lui et frapper, etc.
enfin on a fini avec exercice de frappe du poing, retenu par l'élastique pour travailler les moteurs, puis exercices cardio toujours avec l'élastique

En bref un stage très intéressant même si j’ai pas mal morfle après, Valera est très sympa, et effectivement extrêmement technique. L’élastique est définitivement un super outil, j’ai d’ailleurs investi dans un grand élastique industriel depuis pour travailler l’explosivité et la direction de mes frappes, mais aussi pour travailler mes positions. C’est sympa, ca permet de travailler plus dur et de mieux se corriger (une erreur d’axe se repère nettement mieux)

vendredi 7 novembre 2008

5eme cours de JJB

Toujours aussi intense, voire de plus en plus. L’échauffement a commence par 400 abdos (100 crunchs, 100 jambes levées/toucher les orteils, 100 obliques, 100 bas), sans repos entre tous. Ca part bien. En même temps le prof est champion du monde de combat en cage, ca pouvait pas être peinard…

On a travaille plus de techniques que les autres fois : 4 pour presque tout le monde, 3 en ce qui me concerne (en même temps vu comme c’était complique c’est pas plus mal, autant me concentrer sur les bases), puis combats. On doit passer pas loin de 40 minutes dans le cours a combattre en fait. 5 minutes a chaque fois, on a bien du en faire 7 peut être 8. Etant débutant, je me fais toujours malmené dans tous les sens, j’essaie de trouver des solutions mais chacune d’elles apparait vite très limitée.

Bref je me sens un peu bloqué. J’espère que ca viendra vite. A force de combattre et de voir quelques techniques (plus les principes que les mecs me donnent lors des combats), je pense que je vais commencer a trouver quelques idées. Le problème c’est que les autres progressent aussi donc je ne vais pas forcement m’en rendre compte tout de suite…

En revanche, j’ai repéré un inconvénient majeur a l’Arnis et au JJB : j’ai les mains défoncées, entre les gros gis en grains de riz et les coups de bâton, je ressemble a un lépreux

jeudi 6 novembre 2008

Daito Ryu Takumai Kai - Photos & Vidéo




Daito Ryu Takuma Kai - Me Araki - Fevier 2008


Fevrier 2008, en partenariat avec l'Ecole Française de Nihon Taï Jitsu, stage de Daito Ryu Aiki Jujutsu Takuma Kai avec Maitre Araki à Paris. 180 participants étaient présents, venus des quatre coins de la France, mais également d'Espagne, du Maroc, d'Algérie, de Finlande et de Hongrie.

Ce stage m’intéressait fortement a plusieurs titres :
- il s’agit de l’une des plus anciennes Koryus encore enseignées, et probablement la plus célèbre d’entre elles
- Minoru Mochizuki (a l’origine du NTJ) a été l’élève de Me Ueshiba, lui-même l’élève de Sokaku Takeda, maitre légendaire du Daito Ryu et qui a codifie l’école.
- Le Hapkido vient de Me Choi, élève de Sokaku Takeda, titulaire du Menkyo Kaiden selon l’histoire, et qui dit ne rien avoir change techniquement la discipline
- accessoirement revoir les copains du NTJ, St Germain, les marseillais et les toulousains entre autres

Etant donné le nombre de techniques vues, mon incapacité à vous les redécrire dans l'ordre et le manque d'intérêt que ça aura, je vais surtout parler de mon ressenti par rapport à ma pratique.

Le travail a été réalisé à la fois à genoux et debout, et se font très souvent en utilisant le tranchant de la main plus qu'en saisissant. Uke au contraire maintient sa saisie tout le long et résiste. Ce travail m'a permis de bien approcher les notions de déséquilibre, d'action réaction, etc. De plus, le fait de travailler sans saisir mais juste en pression avec le tranchant oblige à être beaucoup plus précis puisqu'une erreur se ressent immédiatement.

Beaucoup de techniques ont été travaillées, pour la plupart très techniques, mais avec heureusement des experts Japonais très présents pour nous montrer les détails.

Ressenti par rapport à ma pratique en NTJ

Les mouvements sont plus durs, mais probablement aussi parce que le travail effectué était très éducatif, recherche du déséquilibre, travail sur la structure du corps de Uke. Dans l'ensemble même si les techniques effectuées sont proches je n'ai pas retrouvé le même esprit. C'est pour moi un travail très fin et très complémentaire de ce qu'on travaille habituellement. Par exemple on ne viendra pas réaliser la technique avec le tranchant mais toujours (ou presque) avec une saisie en NTJ.

De même, en NTJ, on cherchera plutôt à dégager la saisie (ou a rentrer une technique directement), alors que là on la conservera tout le long avec un partenaire qui joue le jeu pour ne pas relâcher la pression. En gros si le partenaire ne joue pas le jeu, il n'y a rien, mais je ne pense pas que les techniques aient été montrées pour leur efficacité en tant que telle.

Ressenti par rapport à ma pratique en Hapkido-Hankido


Le Hapkido venant du Daito Ryu et le Hankido étant très proche de l'Aikido, j'ai vu beaucoup de similitudes dans les techniques. Plus directes qu'en Hankido mais les mêmes principes de structure et de déséquilibre. Notamment pour des techniques correspondant aux 7eme et 11eme forme Hankido (Tori passe en Kiba Dachi, jambe avant derrière les deux jambes de Uke, bras devant son corps)

Ressenti par rapport au cours d'initiation effectué 2 semaines avant (Daito Ryu courant Daito Kai)

Deux semaines avant,je suis passé au club de Vanves pour découvrir le Daito. Il s'agit de deux branches différentes mais j'ai trouvé l'esprit assez proche (cependant je n'en ai certainement pas assez vu pour noter des différences notables). Certaines des formes que nous avons travaillées sont les mêmes que celles qu'Aymen m'avait montré. Dans les différences que j'ai pu avoir, elles me paraissent plus dues au contexte: un premier cours a Vanves, un stage de découverte pour des gens d'une autre discipline ce week end. De plus, en un week end on a beaucoup plus de temps pour voir des choses qu'en une heure et demie.

Enfin voilà, un stage particulièrement intéressant, avec des gens motivés et que l'on ne voie malheureusement que trop rarement pour cause d'éloignement géographique, et une équipe japonaise d'une très grande qualité technique et très agréable. J'espère avoir l'occasion de retravailler avec eux.

lundi 3 novembre 2008

Les declics du week end


J’avais pourtant un peu la flemme hier avant de partir a l’entrainement, j’étais fatigue, le temps était maussade, et j’avais assez peu envie de faire du double bâton aujourd’hui (plus de frappes que de clés ce qui m’amuse moins). Au final, j’aurais eu quelques déclics enfin un surtout. Depuis le début je suis incapable de générer de la force en faisant le blocage « cadena » (qui consiste à bloquer latéralement avec le bâton extérieur puis interieur). A mains nues pas de problème, avec les batons impossible. Apres avoir pas mal discute avec un des assistants, j’ai fini par faire comprendre a mon corps comment passer une frappe lourde sur ces !?%& de blocages…

En réalité, on est plus proche du blocage du NTJ que de celui du Shotokan, on repousse et on crée un déséquilibre plus qu’on ne bloque en statique et la puissance est générée par la décontraction des épaules. Ceux qui m’ont déjà vu travailler comprennent surement le problème, mon corps est perpétuellement en tension… Hier donc j’ai réussi a libérer cette tension et a générer cette puissance, d’abord en faisant l’exo puis en sparring. Bref ca commence à rentrer.

Autre élément amusant du cours, on travaille une technique de contrôle en venant dévier le coude du partenaire vers l’intérieur (voir photo). Le prof nous explique que pour que ca tourne, il faut avoir la main ouverte et pas le poing ferme, pour que « l’énergie circule », je crois avoir déjà entendu ca quelque part…