jeudi 17 février 2011

Une question surprenante

J'ai eu droit à une question surprenante hier après le cours d'Aikido, et j'avoue que je ne m'attendais pas à ça: un des pratiquants, actuellement blessé et qui vient donc regarder le cours, vient me voir et me demande "tu fais de l'Aunkai?". Si les pratiquants au Japon et en France tendent à considérer que personne ne connait Aunkai chez eux, vous imaginez facilement qu'à Hong Kong la question a de quoi surprendre!

Je confirme donc, et il me dit que ma façon de bouger lui avait penser à Aunkai (si seulement...), et là un autre pratiquant arrive et me dit: "Tu connais Fred?". Ça sent le piège tout ça, qui sont ces gens et comment en savent-ils autant? Et bien c'est facile, ils ont tous les deux fait du Tai Chi avec Fred, et ont notamment fait des Tui Shou avec lui et testé un peu Aunkai de ce fait. de plus l'un d'entre eux s'exerce à la méthode grâce aux DVDs.

On vit définitivement dans un tout petit monde, et j'ai vraiment trouvé ça très marrant. Ça explique aussi pourquoi ils trouvaient que ma façon de bouger faisait penser à Aunkai, à force de travailler ensemble, Fred et moi avons forcément acquis quelques éléments communs, je ne peux pas dire qu'ils soient représentatifs du travail d'Akuzawa sensei, mais certainement de la façon dont nous avons pour le moment compris sa méthode.

A l'occasion, j'essaierai de pousser un peu les mains avec eux!

vendredi 11 février 2011

Prendre du plaisir

Une question récurrente dans les arts martiaux est celle de la raison de la pratique. Et j'avoue que la dernière fois qu'elle m'a été posée, je n'ai pas su quoi y répondre. Pratiquer fait juste partie de ma vie et l'abstinence crée clairement un manque. Plus récemment en lisant Kwoon, un membre disait que l'Aikido c'était avant tout prendre du plaisir. Et je crois qu'il a raison, après seulement quelques cours d'Aikido, je prends un réel plaisir à participer aux cours, à pratiquer avec des gens différents et à essayer de progresser.

Après avoir critiqué l'Aikido pendant de nombreuses années, j'avoue que le travail proposé (en tout cas là où je pratique) est particulièrement intéressant, et se rapproche beaucoup de ce que nous avions l'habitude de travailler: structure du corps, relâchement, contrôle du partenaire. Un travail simple, mais qui demande une certaine sincérité dans la pratique. Notamment pour accepter lorsque l'on est bloqué et pour en comprendre les raisons. J'avoue avoir eu quelques doutes sur ma capacité à suivre à nouveau un enseignement en club après notre pratique libre, mais par chance j'ai pu trouvé un enseignant dont le travail semble correspondre au notre.

Bien entendu, tout n'est pas tout rose, et je n'ai pas complètement retourné ma veste non plus. Certaines techniques par exemple auxquelles je ne croyais pas jusqu'ici ne me semblent toujours pas « réalistes », la différence est probablement qu'aujourd'hui le « réalisme » des techniques n'est pas ma motivation première et que j'ai compris que l'important n'était pas dans les techniques mais dans ce qui se cachait derrière.

Maho

De l'avis de tous les aficionados de la méthode et d'Akuzawa lui même, Maho est au coeur de l'Aunkai et est probablement l'exercice le plus important. Par esprit de contradiction, c'est également l'exercice que j'ai le moins travaillé au cours de cette dernière année et celui dans lequel j'ai le moins de sensations... Dommage.

Pourquoi avoir moins travaillé cet exercice? Au début, m'asseoir dans mes kuas était tout simplement impossible, faute de souplesse au niveau des jambes. Ensuite malgré les progrès effectués sur ce point, j'ai toujours eu du mal à sentir le déséquilibre avant-arrière propre à Maho. Problème qui ne se posait pas avec Shiko et qui fait aujourd'hui que je suis plus stable sur une jambe que sur deux...

Depuis quelques jours, je travaille donc plus spécifiquement Maho. Alors que jusqu'ici j'expédiais l'exercice en 2-3 minutes, je fais maintenant plusieurs fois 2-3 minutes, parfois en Maho haut, parfois en Maho bas pour alterner les sensations. Je sens déjà plus de relâchement dans ma colonne vertébrale et dans mes bras, pas encore dans les kuas et les jambes. J'ai bon espoir que me focaliser sur Maho me permette de passer un cap.