dimanche 23 septembre 2012

Soburen 2012 - Nihon Tai Jitsu

Et voici en exclusivité (ou presque) la démonstration du festival!





mercredi 19 septembre 2012

Le Nihon Tai Jitsu au Butokuden

C'est avec un grand plaisir que je suis revenu à Kyoto pour le 21ème festival annuel de la All Japan Budo Federation (Soburen) et du Nippon Seibukan Academy qui se tenait au Butokuden dimanche, cette fois en tant que participant. Arrivé vendredi dans l'après midi, je me suis presque immédiatement rendu au cours de karaté de Kawano sensei, ou je devais rencontrer mon partenaire pour la démonstration, Ryo Nakanishi pratiquant d'Aikido Yoshinkan. Quelques autres étrangers étaient la, notamment Roy J Hobbs (Dentokan, US) et Paul Steadman (Hontai Yoshin Ryu, Australia). Re-belote samedi au cours d'aikido pour finaliser la démonstration.




Le festival a donc commencé dimanche matin à 9h, après une nuit assez courte en ce qui me concerne. Comme il y a deux ans, une superbe atmosphère se dégage de ce lieu mythique qu'est le Butokuden. Les inscriptions étant faites, la cérémonie d'ouverture débute. Chaque équipe se présente en ligne avec un panneau précisant son école ou pays. En passant, pour les occidentaux qui font des crises de nerfs sur l'ecriture de Jujitsu vs. Jujutsu, sur mon panneau était écrit Nihon Taizyutsu... Ne me demandez pas pourquoi ils ne l'ont pas écrit en Japonais, ça aurait été plus simple. Chose amusante, comme nous nous alignons par équipes, mon voisin Mounir Ghrawi (Hakko Ryu, Canada) et moi nous retrouvons seuls.


  
Le festival a débuté comme il y a deux ans par le Jukendo, toujours intéressant à voir. De nombreuses autres écoles d'armes étaient à l'honneur, notamment la Toyama Ryu, la Yamakura Jingen Ryu ou encore la Soshin Ryu (avec des coupes particulièrement impressionnantes, heureusement que c'était l'une des dernières démonstrations, il aurait été compliqué de passer après). L'Aiki Kenpo m'a aussi fait très forte impression, contrairement à la dernière fois. À l'époque l'équipe se composait de quelques jeunes non gradés et si le style avait l'air intéressant, j'avais une impression de crispation. Cette année il y avait beaucoup plus de pratiquants, tous gradés, et la préparation était vraiment très bonne. La Yamakura Jingen Ryu m'a aussi fait une forte impression dans un style plus... rustique. Notamment avec des frappes effectuées sur des bouts de bois avec un bo taillé directement dans une branche en hurlant. Travail de frappe de qualité cependant, mais je suppose que ce travail a aussi pour but de libérer quelque chose dans l'esprit du pratiquant et changer son état d'esprit.




Très belles prestations également des équipes étrangères, que ce soit le Hontai Yoshin Ryu de Paul Steadman, le Kendo du Seibukan australien, le Shorin Ryu de Roy J Hobbs ou encore le Hakko Ryu de Mounir Ghrawi, à qui j'ai servi de Uke puisqu'il était dans la même situation que moi, sans partenaire pour démontrer son travail. C'était la première fois que je sentais du Hakko Ryu et je regrette que ça ait été aussi court. Quant à ma prestation, je suis mal placé pour la juger. Elle me semble représentative de l'école et j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que j'ai compris/assimilé. Je suis en tout cas très heureux d'avoir eu cette opportunité de représenter le NTJ dans un festival d'une telle ampleur. Mon partenaire a été particulièrement de bonne composition pendant la préparation et m'a montré cet aspect des japonais qui même au bout du rouleau en redemandent.



j'ai aussi profité de la journée et de l'endroit pour passer voir l'entraînement de Kyudo. À nouveau un très bon niveau. À 15.30, les démonstrations se sont finalement terminées et la cérémonie de clôture a débuté. Remise des certificats et des prix spéciaux, photos, et on remballe. Une douche et c'est parti pour le dîner officiel.




Tout est passé très vite et j'ai encore un peu de mal à réaliser. Les photos et vidéos sont heureusement la pour revoir tout ça à tête reposée.





mercredi 12 septembre 2012

En route pour Kyoto

Le Budosai annuel de la All Japan Budo Federation (SoBuRen) a lieu ce week-end à Kyoto et j’en suis donc aux derniers préparatifs. Mes bagages sont plus ou moins prêts et j’ai profité de ma pause déjeuner pour aller acheter les traditionnels cadeaux pour les maitres. J’ai cette fois brillamment résisté à la période des mooncakes, gâteaux traditionnels que l’on mange à Hong Kong pour le festival de la mi-automne (début octobre) et qui ont un gout que je qualifierai de particulier. Nous leur en avions offert avec Fred il y a deux ans et j’ai choisi de ne pas renouveler l’expérience, j’aimerais que nous gardions de bonnes relations. Je suis donc allé dans une boutique de biscuits apparemment très connue et dont les boites en métal comportent des ours en peluche. Nous sommes déjà dans le martial et la tradition.

En termes de programme, je décolle vendredi matin et ferai mon premier entrainement avec mon partenaire de fortune dans la soirée, pendant le cours de Goju Ryu de Kawano sensei. Suivra un second entrainement le lendemain lors du cours d’Aikido de Tanaka sensei. Samedi soir, les dirigeants du Seibukan invitent les délégations étrangères à diner. Le festival commencera dimanche matin à 9h et finira vers 15h30. Il sera suivi d’un diner avec tous les participants à 18h30. Je n’ai aucune idée de la taille du restaurant, mais nous devrions être nombreux.

Paradoxalement la pression commence à retomber, et je ne me sens plus particulièrement inquiet a l’approche de cet évènement. Après tout il n’y a pas de raison que ça se passe mal.

samedi 8 septembre 2012

La peur du sol

Parmi mes élèves, tous ne sont pas égaux devant les chutes. Si certains étaient déjà très à l'aise avant de participer à mes cours ou ont très vite pris le rythme, d'autres sont en revanche paralysés par la peur. Je précise bien par la peur parce qu'il n'y a aucun problème moteur sur le reste mais l'approche du sol semble les faire frémir. L'un d'eux serait d'ailleurs prêt à perdre un bras sur une clé plutôt que d'aller au sol.

J'ai essayé une approche progressive, avec départ en seiza, puis avec un genou levé puis debout mais le résultat a été assez peu concluant. Je me suis donc souvenu de la méthode que je subissais en Corée pour améliorer mes chutes: 30 minutes de projections quotidiennes, jusqu'à ce que le corps, épuisé, finisse par comprendre de lui même. Sans aller jusqu'à 30 minutes, j'ai enchainé 10 O goshi puis 10 O soto gari sur mon partenaire, assez rapidement pour que son corps se sente en danger et cherche à se protéger, et avec bien sur suffisamment de contrôle pour ne pas faire un détour par les urgences.

La méthode est rugueuse, je dois bien l'avouer, mais elle a ses avantages. Le meilleur moyen d'apprendre à chuter est encore de le faire, et après un ou deux impacts le corps se place de lui-même pour ne pas renouveler l'expérience. Les résultats ont honnêtement été assez probants. Il est trop tôt pour être sur que ça débloquera quelque chose, mais je suis confiant.

Il me semble plus qu'essentiel de savoir bien chuter, ne serait-ce que pour se protéger lors d'une clé ou d'une projection. De nombreuses techniques amènent au sol, et éviter un traumatisme lors de l'impact est le premier pas pour pouvoir se défendre correctement.

dimanche 2 septembre 2012

Prendre le centre

J'ai eu l'occasion de rencontrer Maul et j'avoue que j'apprécie particulièrement l'homme et son travail. Cette vidéo m'a particulièrement plu parce qu'elle démontre une très grande capacité à prendre le centre, et ce avec une grande fluidité.